google.com, pub-4611656155510097 , DIRECT, f08c47fec0942fa0 samedi saint à la Cathédrale Notre Dame de Kinshasa

samedi saint à la Cathédrale Notre Dame de Kinshasa

April 20, 2019

 

 

un silence, d'attente et de recueillement. Ils méditent sur les souffrances de Jésus Christ, sa mort et sa mise au tombeau. La célébration de la Résurrection

Pas de messe en ce samedi, pas d’ornements ni de fleurs sur les autels; le tabernacle, vidé de la présence réelle, est ouvert. L’Église est entrée dans le «grand silence» qui précède l’exultation de Pâques. Ce «terrible mystère» d’un Dieu qui se tait interpelle plus que jamais les croyants.

 

 

Dans sa grande homélie pour le Samedi Son Excellence Mgr Fridolin AMBONGO Besungu Archevêque Métropolitain de Kinshasa 

«un grand silence se fait sur toute la terre… Le Roi sommeille». Dieu dort, exactement comme dans cet épisode des Évangiles que vous avez décrit où Jésus dort à l’arrière de la barque, alors qu’elle est battue par les vagues et que les disciples sont effrayés. Dieu dort… Est-ce que ça veut dire que nous sommes invités à le réveiller en quelque sorte, à provoquer quelque chose ?

 

Je pense qu’il faut déjà, avant même de vouloir le réveiller, parce que Lui sait quand Il doit se réveiller et sait quand Il doit réagir, prendre conscience de sa présence. Et là, Marie va nous y aider, parce que le grand silence du Samedi Saint, c’est en fait le grand temps de Marie. Marie porte en elle-même, au cœur de cette nuit, l'espérance de l’humanité. Il y a différents courants mystiques qui expliquent cela. Certains disent que Marie n’avait que les paroles de l’Ancien Testament pour s’accrocher, parce qu’elle vivait aussi cette nuit de la foi totale. Et les paroles mêmes de son fils qui annonçait sa résurrection, le pouvoir de se dessaisir de sa vie et le pouvoir de la reprendre, qui annonçait que le troisième jour il ressusciterait, lui étaient comme obscurcies. Il ne lui restait qu’une parole, celle du psaume 15: «Tu ne laisseras pas ton saint voir ou connaitre la corruption». Et donc Marie, appuyée sur cette parole, alors que tout semble fermé et que la lourde pierre avait été roulée devant le tombeau, va porter l’espérance de toute l’humanité. Et le Cantique des cantiques dit : «ne réveillez pas mon bien-aimé avant l’heure». Je crois qu’il y a cette attente mystérieuse qui nous est demandé de vivre, d’attendre l’heure du Seigneur. Tout l’Évangile de Saint Jean est centré autour de cette heure. A plusieurs reprises, Jésus dit «mon heure n’est pas encore venue», et à un moment donné, Il va annoncer que cette heure est enfin venue. L’heure centrale de passer du monde au Père, de faire passer l’humanité de la désobéissance ou de l’orphelinat en quelque sorte, ou de la rébellion à une attitude filiale, et cette heure, on l’accueille, avant même de vouloir la provoquer, car elle n’est pas en notre pouvoir. C’est une œuvre de la grâce, et la grâce va venir nous saisir, nous empoigner. Tout le travail de la grâce implique de notre part une réceptivité, une patience, avec un acte de foi fondamental: le Christ est là. Et dans cette barque ballottée par les vents, par la tempête, Il est réellement présent, et qu’à son heure Il se réveillera, et tout prendra sens à ce moment-là. Ce sermon d’Épiphane de Salamine est extraordinaire effectivement. Ce grand silence sur toute la terre… Certains diront même que le lion dort, le Lion de Juda est assoupi, que son réveil va venir, et c’est l’Agneau qui va se manifester, l’Agneau triomphant qui remporte la victoire.

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